Baguès Paris réédite le lustre Bourgeon d’Armand-Albert Rateau

Publié le 8 juillet 2013

Secteurs : Décoration

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Mots-clés : Luminaires - Art déco

Fort d’un savoir-faire séculaire, le fabricant français de luminaires de luxe Baguès réédite un chef-d’oeuvre Art déco : le lustre Bourgeon de Armand-Albert Rateau.

Lorsque le 16 mai 1925, l’Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes ouvre ses portes à Paris, le pavillon de l’élégance fédère l’élite de la haute couture de façon autonome. L’après-midi même, son inauguration réunit les plus grands représentants de la mode parisienne : Madame Gerber, Messieurs Worth et Cartier, mais surtout Jeanne Lanvin dont la collaboration avec Armand-Albert Rateau est des plus fructueuses. C’est en effet ce dernier qui réalisa l’intégralité de la décoration intérieure des appartements de la couturière de 1921 à 1924. Dès lors, il fait confiance aux frères Baguès pour la réalisation de ses luminaires et c’est tout naturellement qu’il renouvelle cette collaboration en 1925 pour le projet du pavillon de l’élégance.

On retrouve dans la décoration dudit pavillon les éléments chers à l’œuvre de Rateau : le bucolique (la fameuse marguerite de l’appartement Lanvin, c’est lui !), les matériaux nobles, les formes végétales. Le travail des frères Baguès est dès lors salué pour l’audace et la modernité à laquelle ils participent pleinement dans leur collaboration avec le décorateur et qui tranche avec les pièces de commandes auxquelles ils sont habitués.

Dans ce pavillon de l’élégance, trône une suspension toute particulière : le Bourgeon. Cette œuvre magistrale, éclairant l’entrée ne mesure pas moins de 140 cm de hauteur pour 90 de diamètre et est réalisée à l’époque en métal et en cristal de bohème.

Aquarelle de Armand-Albert RateauLe travail de la maison Baguès pour cette réédition en 2012, a consisté surtout dans l’étude des croquis préparatoires conservés à la documentation de l’éditeur de luminaires. Un savoir-faire tout particulier car en l’absence d’images colorées, il leur a fallu exécuter un travail entre réédition et invention. Leur choix s’est montré des plus cohérents puisqu’ils ont choisi pour la structure un acier cintré et travaillé ensuite en atelier, feuille par feuille. Ce même acier est ensuite argenté à la feuille, une technique ancestrale dont la maison connaît les secrets. L’armature métallique est ensuite brodée de perles de cristal de bohème, assemblées avec minutie selon le croquis original de Rateau.

Ce respect des codes initiés par la collaboration des fondateurs et du décorateur font encore aujourd’hui partie intégrante de l’ADN de la maison Baguès puisque ce partenariat portera les frères Baguès au sommet de leur art.

Ci-contre : Aquarelle d’Armand-Albert Rateau (collection Baguès).

Cette réédition du lustre Bourgeon est un véritable manifeste des valeurs qui sont chères à l’éditeur de luminaires : savoir-faire, élégance, créativité et renouvellement perpétuel à travers le regard des meilleurs designers contemporains.

Agenture à la feuille - ateliers Baguès - luminaires

La réédition du lustre d’Armand-Albert Rateau a suscité un vif intérêt du public. Tout d’abord exposé au salon Euroluce de Milan en avril dernier, il est désormais en démonstration au showroom Renaissance, à Los Angeles.

Sources :

  • Baguès Paris
  • Décoration et haute couture, Hélène Guéné, Union Centrale des Arts Décoratifs, 2006
  • 1925, Yvonne Brunhammer, Presses de la Connaissance, 1976
  • Le Pavillon de l’élégance, Gazette du bon ton - supplément au numéro 7, 1925

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